Ceux qui ont la foi et sont pratiquants vivent mieux et plus longtemps
(NDRL.: Cet article est tiré du dernier numéro du magazine Le NIC.) Des études réalisées dans le passé avaient démontré que ceux qui assistaient à des services religieux au moins une fois par semaine avaient une plus grande longévité et vivaient plus en santé. De récentes recherches indiquent maintenant que ceux qui vont à un lieu de culte plus fréquemment bénéficient de cette longévité avec plus d’optimisme et sont d’un plus grand soutien social que le reste de la population.

Emelie Weil de Milan, en Indiana (É.-U.), célébrait son 110e anniversaire le 20 novembre 2010. La “super centenaire” a confié au journaliste qui l’interviewait que c’est sa foi catholique qui lui avait permis de surmonter les difficultés auxquelles elle a dû faire face pendant ses 11 décennies de vie.
Photo CNS/ par MaryAnn Wyand, «The Criterion»
Une étude réalisée sur 92 000 femmes postménopausées démontre en effet que celles qui assistent à des services religieux hebdomadairement ont un pourcentage d’optimisme face à la vie 56% plus élevé que la moyenne des gens. Elles sont également moins enclines à la dépression ou sont moins atteintes par le cynisme ambiant.
Intitulée «Psychological and Social Characteristics Associated with Religiosity in Women’s Health Initiative Participants», l’étude a été publiée dans Journal of Religion and Health le 11 novembre dernier. Le travail a été effectué par un groupe de chercheurs sous la direction d’Eliezer Schnall, professeur associé de psychologie clinique à l’Université Yeshiva de New York.
Lors d’une interview téléphonique avec Nancy Frazier O’Brien, de Catholic News Service (CNS), le 10 novembre dernier, Schnall a déclaré que l’étude était un suivi naturel de ses précédentes recherches —échelonnées sur une période de huit ans —, qui démontraient que ceux qui assistent hebdomadairement à des services religieux ont un taux de mortalité plus bas que ceux qui fréquentent moins régulièrement une Église ou pas du tout.
La nouvelle étude «est une des premières» visant à déterminer s’il y a ou non des facteurs négatifs de pression sociale associés à la fréquentation régulière d’un lieu de culte, particulièrement au sein d’un large groupe comme celui qui a participé à l’étude. Schnall a comparé les facteurs en question aux effets secondaires négatifs qui accompagnent parfois l’utilisation d’une médication bénéfique et nécessaire pour régler un problème de santé.
Le groupe de recherche postulait au départ que «peut-être existe-t-il des pressions sociales négatives sur les personnes, en lien avec leur identification à des associations, groupes ou réseaux religieux», a indiqué Schnall.
«Par exemple, a-t-il précisé, la fréquentation d’une Église peut mener à une meilleure implication sociale, mais en même temps empêcher la possible association avec d’autres personnes qui n’ont pas la foi; ou encore être source de discorde dans un couple; ou bien provoquer des dissensions au sein des familles et des groupes d’amis.»
Mais au lieu de cela, les chercheurs ont découvert que les femmes qui assistaient à des services religieux — peu importe la fréquence — «ont une implication sociale significativement plus élevée que la moyenne des gens». Et celles qui vont hebdomadairement ou plus fréquemment à une Église ont un pourcentage de 56% plus élevé de soutien dans la société.
«Nous avons examiné les pratiques religieuses d’un groupe de presque 100 000 femmes et — que l’on aime cela ou pas — nous avons constaté une forte connexion entre le fait de fréquenter une Église, une synagogue ou un autre lieu de culte et celui d’avoir un regard optimiste sur la vie», écrit Schnall dans un communiqué de presse sur les résultats de cette étude.
Le professeur de psychologie clinique a tenu à préciser que les chercheurs ont volontairement décidé de ne pas tenir compte de la religion pratiquée par le groupe de femmes qui participaient à l’étude.
«Nous avons réalisé que, dans la période qui a suivi la catastrophe du 11 septembre 2001, comparer une religion à une autre ne servirait qu’à jeter de l’huile sur le feu et d’indisposer ceux qui ont des contentieux à régler avec la foi, quelle qu’elle soit.»
Soulignons en terminant qu’on n’a pas précisé la marge d’erreur des résultats de cette étude. Mais on peut penser que, étant donné le grand nombre de personnes qui y ont participé, elle est probablement assez mince (source CNS – Nancy Frazier O’Brien).
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