Les actualités - Le Dimanche 12 Février 2012

Réseau areligieux et apolitique

Un nouveau réseau citoyen appelle les Québécois à se mobiliser contre l'euthanasie

Par Communiqué
Canada
Mercredi 23 Juin 2010

Les Québécois et Québécoises sont vivement encouragés à se joindre à une campagne visant à éviter que l’euthanasie et le suicide assisté n’entrent clandestinement dans le système de santé public, déguisés en traitement médical.

Vivre dans la Dignité, un nouveau réseau citoyen, lance officiellement sa campagne aujourd’hui. Il invite les citoyens et citoyennes du Québec à entrer dans le combat pour faire clairement comprendre au Gouvernement Charest qu’il faut rejeter l’euthanasie et le suicide assisté, qui sont des pratiques non nécessaires et dangereuses.


 :

« Donner la mort par euthanasie ou par suicide assisté, c’est tuer. Nous ne pouvons pas permettre que l’acte de tuer soit reconnu comme un soin dans le système de santé au Québec», rapporte Mme Linda Couture, directrice de Vivre dans la Dignité. Mme Couture invite le gouvernement provincial à orienter ses efforts et ses ressources en vue d’offrir aux Québécois les meilleurs soins possibles en fin de vie. Cela comprend un accès facile aux soins palliatifs. Au lieu d’encourager l’euthanasie et le suicide assisté comme solutions d’évitement, on doit investir dans de meilleurs soins de fin de vie.

Le Dr André Bourque, président de Vivre dans la Dignité, précise qu’il s’agit là d’un point clé que fera valoir le nouveau réseau dans son mémoire à la Commission parlementaire itinérante sur la question de mourir dans la dignité, qui consultera les Québécois à ce sujet à partir de la fin de l’été et au début de l’automne.

Vivre dans la Dignité est bien conscient que ces auditions publiques ne sont peut-être qu’une diversion pour entériner sans discussion une décision déjà prise par le gouvernement Charest en vue de permettre l’euthanasie et le suicide assisté dans les hôpitaux du Québec.

Bien que l’euthanasie et le suicide assisté soient interdits par le Code criminel fédéral, les Libéraux de Jean Charest pourraient dans les faits légaliser ces deux formes de meurtres médicaux en ordonnant aux procureurs de la Couronne provinciaux de ne pas porter d’accusation contre les médecins qui mettraient volontairement et directement un terme à la vie de personnes en phase terminale, vieillissantes ou lourdement handicapées.

Le Dr Marc Beauchamp estime pour sa part qu’il est important de prendre pour acquis que la Commission agit de bonne foi. Il croit qu’un tollé public peut arrêter l’euthanasie et le suicide assisté. Chirurgien orthopédique montréalais bien connu, le Dr Beauchamp dénonce sans détour la direction de la Fédération des médecins spécialistes du Québec et de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec qui, soutient-il, tentent de manipuler l’opinion publique en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté. Il qualifie d’«ordure embarrassante » le sondage tant médiatisé mené par la Fédération des médecins spécialistes et démontrant que 75% de ses membres appuient l’euthanasie et le suicide assisté.

« Seulement 23% des spécialistes ont répondu à ce sondage – un taux moindre que celui de la participation aux élections municipales. C’est bien peu pour une question d’importance professionnelle fondamentale pour les médecins. Les questions étaient posées de façon tellement biaisée et amateur que la plupart des médecins que je connais ont refusé de répondre à une telle ordure. »

Les Drs Bourque et Beauchamp travaillent depuis un an au sein d’un groupe formé de personnes de toutes origines inquiet de la propagande en faveur de l’euthanasie et de la désinformation entourant ce dossier. Vivre dans la Dignité a vu le jour lorsqu’un vaste échantillon de citoyens ordinaires, incluant des gens d’affaires, des avocats, des pharmaciens et des professionnels de la santé ont senti le besoin d’entrer de plain-pied dans le combat contre l’euthanasie.

La directrice du réseau Vivre dans la Dignité, Linda Couture, insiste sur le fait que ce groupe est politiquement non partisan, ouvert à tous ceux qui partagent sa vision et que son action est centrée uniquement sur les questions de fin de vie.

« Notre unique préoccupation est de bloquer l’euthanasie et le suicide assisté en travaillant pour s’assurer que tous les Québécois et Québécoises aient accès à des soins palliatifs à la fin de leur vie », conclut-elle.


Partager

Vos commentaires

OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie

par Eric Folot à 2010-07-05 10:46:14

OUI à l'aide au suicide, mais NON à l'euthanasie

Au sujet de la différence entre l'euthanasie et l'aide au suicide, il faut distinguer entre les arguments juridiques, éthiques et religieux. On ne peut pas simplement affirmer sans nuance qu'il n'existe pas de différence entre les deux : dans un cas c'est le patient lui-même qui s'enlève la vie (aide au suicide) alors que dans l'autre c'est le médecin qui la retire. Il faut d'abord préciser sur quel terrain (juridique, éthique ou religieux) on tire notre argumentation. Si l'on se situe sur le terrain de l'éthique, on peut raisonnablement soutenir qu'il n'existe pas de différence. Cependant, si l'on se situe sur le terrain juridique, il existe toute une différence entre l'euthanasie (qualifié de meurtre au premier degré dont la peine minimale est l'emprisonnement à perpétuité) et l'aide au suicide (qui ne constitue pas un meurtre, ni un homicide et dont la peine maximale est de 14 ans d'emprisonnement). Dans le cas de l'aide au suicide, la cause de la mort est le suicide du patient et l'aide au suicide constitue d'une certaine manière une forme de complicité. Mais comme la tentative de suicide a été décriminalisée au Canada en 1972, cette complicité ne fait aucun sens, car il ne peut exister qu'une complicité que s'il existe une infraction principale. Or le suicide (ou tentative de suicide) n'est plus une infraction depuis 1972. Donc il ne peut logiquement y avoir de complicité au suicide. Cette infraction de l'aide au suicide est donc un non-sens.

En revanche, l'euthanasie volontaire est présentement considérée comme un meurtre au premier degré. Le médecin tue son patient (à sa demande) par compassion afin de soulager ses douleurs et souffrances. Il y a ici une transgression à l'un des principes éthiques et juridiques des plus fondamentaux à savoir l'interdiction de tuer ou de porter atteinte à la vie d'autrui. Nos sociétés démocratiques reposent sur le principe que nul ne peut retirer la vie à autrui. Le contrat social « a pour fin la conservation des contractants » et la protection de la vie a toujours fondé le tissu social. On a d'ailleurs aboli la peine de mort en 1976 ! Si l'euthanasie volontaire (à la demande du patient souffrant) peut, dans certaines circonstances, se justifier éthiquement, on ne peut, par raccourcit de l'esprit, conclure que l'euthanasie doit être légalisée ou décriminalisée. La légalisation ou la décriminalisation d'un acte exige la prise en compte des conséquences sociales que cette légalisation ou cette décriminalisation peut engendrer. Les indéniables risques d'abus (surtout pour les personnes faibles et vulnérables qui ne sont pas en mesure d'exprimer leur volonté) et les risques d'érosion de l'ethos social par la reconnaissance de cette pratique sont des facteurs qui doivent être pris en compte. Les risques de pente glissante de l'euthanasie volontaire (à la demande du patient apte) à l'euthanasie non volontaire (sans le consentement du patient inapte) ou involontaire (sans égard ou à l'encontre du consentement du patient apte) sont bien réels comme le confirme la Commission de réforme du droit au Canada qui affirme :

« Il existe, tout d'abord, un danger réel que la procédure mise au point pour permettre de tuer ceux qui se sentent un fardeau pour eux-mêmes, ne soit détournée progressivement de son but premier, et ne serve aussi éventuellement à éliminer ceux qui sont un fardeau pour les autres ou pour la société. C'est là l'argument dit du doigt dans l'engrenage qui, pour être connu, n'en est pas moins réel. Il existe aussi le danger que, dans bien des cas, le consentement à l'euthanasie ne soit pas vraiment un acte parfaitement libre et volontaire »
Eric Folot

Ajouter un commentaire


Votre nom complet :

Question mathématique : 5 + 8 =

Votre commentaire :


Identification des abonnés à La vie est belle! (Le NIC)
Obtenir La vie est belle! gratuitement

Le premier numéro de La vie est belle! est disponible gratuitement sur notre site.

Cliquez ici pour l'obtenir.

Cliquez ici pour nous faire part de vos commentaires en complétant notre sondage.

La vie est belle! en vidéo reportage

ECDQ.tv vous présente le nouveau magazine La vie est belle! qui est disponible dans les kiosques depuis le début février.

Où trouver le magazine La vie est belle!

Notre nouveau magazine est maintenant distribué dans les kiosques. Dès le 3 février, vous pourrez le trouver dans les grandes chaines suivantes:

 :

Les supermarchés

Maxi et Cie

IGA Extra

IGA

Métro

Métro Plus

Les pharmacies

Jean Coutu

Pharmaprix et Pharmaprix Plus

Brunet

Famili-Prix

Uniprix

Proxim

Certaines pharmacies indépendantes

Autres commerces

Presse Commerce

Archambault

Multimags

Méga-Presse

Renaud-Bray

Pour s'abonner

Les pensées de nos blogueurs

Articles les plus récents


- Ça y est, le nouveau magazine est lancé! par Sophie Bouchard


- Le Courrier du Lecteur


L'actualité selon H2Onews (choisir la langue d'affichage pour visionner les vidéos)
Abonnement gratuit pour les nouveaux mariés

 :

Le magazine La vie est belle! offre un abonnement gratuit de 6 mois aux nouveaux mariés canadiens (mariés depuis 1 an et moins). Abonnement électronique disponible pour ceux qui habitent à l'extérieur du Canada. Pour détails: info@mlveb.com.

Inscription au flux RSS


Le référenceur des

meilleurs sites catholiques francophones