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Les actualités - Le Samedi 31 Juillet 2010

Le fléau

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés!

Paul-André Deschesnes
Par Paul-André Deschesnes
Canada
Dimanche 2 Mars 2008

Du 4 au 8 février 2008, c’était la Semaine de la prévention du suicide au Québec. On apprenait alors que le nombre de suicides par année est passé de 1620 à 1136, de 1999 à 2006 (La Presse, 5 fév. 2008).


 : Photo Bajstock

Photo Bajstock

Malgré cette amélioration, il y a toujours près de 30 000 tentatives de suicide annuellement chez nous. De plus, près de 300 000 personnes avouent y avoir songé au cour des 12 derniers mois. Un phénomène très troublant pointe à l’horizon: le suicide chez les “baby-boomers” qui serait en hausse de 50%!

Toutes ces statistiques sont catastrophiques, car la “belle” province est toujours championne à ce chapitre au pays.

Le plus inquiétant, c’est de voir maintenant les 45 à 65 ans être de plus en plus nombreux à adopter la solution finale; cette calamité menace même les aînés de “l’âge d’or”.

Ce sombre tableau nous tombe dessus au moment où le débat sur l’euthanasie va bientôt reprendre de plus belle, Les grands ténors du suicide assisté préparent actuellement une grosse campagne “d’information” sur cette question. Ils vont essayer de nous faire gober les “grands bienfaits” de cette “belle” mort. On banalise de plus en plus ce climat malsain de la morbidité au Québec.

Pendant cette semaine, j’ai observé la scène médiatique. Une armée de spécialistes (psychiatres, psychologues, sociologues, travailleurs sociaux, enseignants, éditorialistes, etc.) ont commenté et analysé la situation désastreuse un peu partout sur toutes les tribunes.

Ils ont toujours sorti la même vieille cassette, usée jusqu’à la corde, pour tenter d’expliquer, sans y parvenir, cette angoisse existentielle et ce mal de vivre qui frappent maintenant TOUTES les couches de la société.

Personne, rectitude politique oblige, n’a osé peser et débattre des vraies questions.

Je n’ai vu aucun intervenant (prêtres, évêques, théologiens, philosophes) êtres invités à venir parler de la problématique spirituelle dans ce dossier. Évidemment la laïcité et la neutralité ne doivent pas être contaminées!

Pourquoi autant de personnes sont-elles rendues au bout du rouleau et décident d’en finir avec la vie?

Nos nouvelles valeurs à la mode (sexe, drogue, alcool, ésotérisme, argent, consommation, pouvoir, performance, égoïsme, croissance économique, etc.) ne seraient-elles pas en cause?

Quand une société, dite moderne et avancée, propose partout les “bienfaits” de l’athéisme, et du nihilisme, est-ce que cela donne le goût de vivre?

Quand la réussite matérielle arrive au premier rang pour déterminer les grands champions, on ramasse à la petite cuillère le monde ordinaire.

Quand la famille traditionnelle est bafouée et ridiculisée et quand le sexe et la pornographie prennent la place du véritable amour, on ne peut se surprendre de voir de plus en plus de gens souffrir d’“écoeurantite aigue”.

Les valeurs dictées par notre société blasée et corrompue, championne de la culture de la mort, mènent tout droit au néant.

Il est vraiment triste et déplorable qu’au cour de cette semaine, nos grands spécialistes n’aient pas eu le courage de remettre en question ces nouvelles valeurs(?) qui conduisent très souvent au suicide.u

NDLR

1- Vous aurez sûrement reconnu dans ce titre le septième vers de la fable Les Animaux malades de la peste de La Fontaine : «Ils ne mouraient pas mais tous étaient frappés : On n’en voyait point d’occupé A chercher le soutien d’une mourante vie; Nul mets n’excitait leur envie…»


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Vos commentaires

Suis-je obligé de vivre?

par Flor Du Bois à 2009-05-30 12:01:14

Pourquoi obliger une personne à vivre? Quand elle se sent rendu à sa fin?

La religion nous dit d'attendre la mort, même s'il faut vivre notre enfer encore vivant!

La médecine, une religion d'affaires, ne veut pas que l'on meurt, un client de perdu=des centaines de dollars qu'ils ne pourront enpocher!

Sur ordre de médecins j'ai vu des personnes gavées de nouriture ou de médicament sans leur consentement. Les patients ne voulais plus s'alimenter, c'était leur choix qui n'a pas été respecté et qui sont quand même mort après un traitement à la morphine pour atténuer la douleur.

Dans une société dite laïc, où une grande part de la population est athée, pourquoi vouloir leur imposer les valeurs religieuses à tout prix?

Nos enfants on le choix de choisir lesquelles de nos valeurs ils veulent bien conserver.

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