Un drame musical d’une beauté exceptionnelle
Avez-vous envie de goûter à la passion du Christ, de vivre une expérience différente, d’entrer dans un monde spirituel d’une beauté remarquable? Alors, il faut aller voir le drame musical Jésus le Messie qui sera présenté pour la cinquième fois le 17 juin prochain, dans le cadre du Congrès eucharistique de Québec, à la Salle Albert-Rousseau, au 2410, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, Québec.

Au lieu de l’habituelle tunique juive, on nous présente un Jésus (Jérôme Couture) qui a le torse nu, drapé à partir de la taille seulement. On a recouvert son corps d’or pour symboliser sa divinité et de quelques parcelles de vert-de-gris pour faire voir
Photos David Cannon
Mais attention! Pour apprécier cette production professionnelle et contemporaine, il vaudrait mieux oublier le rose, le bleu pâle et toutes les petites images pieuses de votre enfance. Il faudra enterrer le style hollywoodien de Ben-Hur, le Jésus de Nazareth de Zeffirelli autant que les productions amateurs locales. Ici, c’est d’abord l’émotion, la poésie, la beauté d’une œuvre d’art!
Cette production m’a retournée jusqu’aux larmes. J’avais pratiquement l’impression d’être entrée dans une icône. C’était comme un voyage ou un rêve imprégné en moi de façon insistante, me revenant à l’esprit régulièrement, longtemps après l’avoir vue. On peut goûter à sa profonde intensité à condition de se laisser faire, d’accepter d’être dérangé dans ses propres images du Christ. Dans cette œuvre, on fait davantage appel à l’intimité, à la sensibilité des spectateurs.
C’est une montée à Jérusalem qui colle à la Parole de Dieu et à l’enseignement de l’Église. Il s’agit d’une œuvre tout à fait orthodoxe en ce sens. C’est plutôt son approche impressionniste et intuitive qui démolit nos images pour nous ramener à l’essentiel.
Premièrement, il n’y a pas de dialogue, ce qui, selon moi, aide à intérioriser. On a laissé toute la place au chant et à la danse que les effets multimédias viennent renforcer. Les mélodies aux accents orientaux bousculent aussi. Les décors et costumes sont très modernes et épurés.
Par exemple, au lieu de l’habituelle tunique juive, on nous présente un Jésus qui a le torse nu, drapé à partir de la taille seulement. On a recouvert son corps d’or pour symboliser sa divinité et de quelques parcelles de vert-de-gris pour faire voir toute son humanité après une traversée de 2000 ans.
La présence des cinq comédiens-chanteurs sur scène est saisissante. Leurs voix sont toutes d’une qualité exceptionnelle. On sent leur implication dans cette production, leur désir de transmettre ce message pour toucher.
Les dix danseurs représentent parfois les personnages, parfois les émotions vécues par ceux-ci. À cet égard, je souligne plus particulièrement la crucifixion. On s’est servi de la danse de façon prodigieuse pour recréer un Jésus sur la croix très émouvant.
Pour d’autres tableaux, ce sont les chants qui marquent. Entre autres les béatitudes, chantées avec beaucoup de générosité par un Jésus qui livre son vibrant testament d’amour. Denis Veilleux a réussi à réécrire le reniement de Pierre de façon étonnante. Avec ses mots, il nous fait littéralement entrer dans cet échange de regards qu’il y a eu entre Pierre et Jésus. Quant au Eli, Eli, lama sabacthani, cri de Jésus avant de mourir, il nous transperce carrément le cœur.
On a tout mis en œuvre pour transmettre cette histoire dans l’intériorité et la beauté. Cette production professionnelle vaut amplement le prix de son billet. Sa facture et sa qualité permettent de rejoindre un large public qui dépasse les catholiques pratiquants seulement. Un public qui sait apprécier l’art, la poésie et l’harmonie.
On peut obtenir des billets (418) 659-6710 1-877-659-6710 ou sur le réseau Billetech.
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