Trisomie 21 : pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister et rien pour traiter ?
A l'occasion du cinquantenaire de la découverte par le professeur Jérôme Lejeune de la cause de la trisomie 21 (trois chromosomes au lieu de deux sur la 21ème paire), formidable avancée saluée par le monde entier, Le Figaro a publié un appel de la Fondation Jérôme Lejeune : "Pourquoi la France dépense-t-elle tout pour dépister et rien pour traiter ?".
"En France, aujourd'hui, il n'y a aucune politique publique de recherche thérapeutique sur la trisomie 21. Seule existe une politique publique de dépistage".
Le Quotidien du Médecin revient lui aussi sur cet appel du Figaro : "il est envisageable d'atténuer suffisamment la déficience mentale pour que la personne trisomique devienne autonome et vive normalement". Cette affirmation interpelle notamment les chercheurs et les décideurs pour que "la France investisse au moins autant dans la recherche d'un traitement que dans le dépistage".
Le débat sur les dérives du dépistage prénatal et du consentement éclairé des femmes est d'actualité (cf. Synthèse de presse du 08/01/09 et du 09/01/09) et invite à la réflexion dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique.
Cette publicité paraît au lendemain de la sortie en librairie du dernier livre de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune : La trisomie est une tragédie grecque (éd. Salvator).
Canada
Le commissaire "à la santé et au bien être" du Québec, Robert Salois, voudrait donner la possibilité à toutes les femmes enceintes d’avoir accès gratuitement au dépistage de la trisomie 21. Actuellement, ce test n’est proposé qu’aux femmes de plus de 35 ans.
Le collège des médecins estime que ce test permettrait aux parents de prendre "une décision éclairée" sur la poursuite ou non de la grossesse.
http://www.genethique.org/revues/revues/2009/janvier/20090128.1.asp
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