Kirill a une position ferme mais ouverte au dialogue, selon le card. Kasper
Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, s'est réjoui de l'élection du nouveau patriarche orthodoxe russe. Dans une interview accordée le 28 janvier à Radio Vatican, il a salué la position « ferme » mais ouverte « au dialogue » de Kirill Ier.
« Nous sommes très contents de cette élection et nous nous réjouissons avec l'Eglise orthodoxe russe. Nous connaissons Kirill depuis de nombreuses années : je l'ai rencontré très souvent », a dit le cardinal Kasper. « Il a une position ferme mais avec lui, on peut dialoguer ».

Le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens
Photo CNS/Reuters
Le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a notamment rappelé les visites du nouveau patriarche à Rome. Kirill « a rencontré Benoît XVI immédiatement après son élection en 2005, en 2006 et en 2007 ». Tout en saluant les « rencontres » et les « relations » passées, le cardinal a souhaité pouvoir continuer le dialogue avec lui.
Avec cette élection, « une nouvelle phase » s'ouvre « pour l'Eglise orthodoxe russe », a aussi indiqué le cardinal Kasper. « Le patriarche Alexis II a eu beaucoup de mérite d'encourager une renaissance de l'Eglise orthodoxe après la terrible période communiste ». Mais « Kirill a dit - il me l'a dit personnellement - qu'il ne suffit plus aujourd'hui de restaurer les murs d'une église ». Il faut « un renouveau spirituel », a ajouté le haut prélat en citant les paroles du nouveau patriarche orthodoxe. « C'est aussi une nouvelle phase (...) pour notre dialogue ».
Dans cette interview, le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a affirmé son désir de « continuer le dialogue ». Et pas seulement « dans le domaine culturel et social » car « cela ne nous suffit pas ». « Le but du mouvement œcuménique est la pleine communion », a-t-il insisté, soulignant l'importance de « continuer le dialogue théologique que nous menons au sein de la Commission internationale mixte avec toutes les Eglises orthodoxes ».
Interrogé enfin sur la possibilité d'une visite de Benoît XVI à Moscou, le haut prélat a estimé que le nouveau patriarche orthodoxe avait « besoin de temps ». Il « devra tout d'abord rendre visite aux autres patriarches orthodoxes » et « nous ne voulons pas le presser », a-t-il conclu. (Marine Soreau)
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