Pour que la science serve vraiment la vie
La nouvelle instruction du Vatican, «Dignitas Personae», qui met de l’avant d’importants principes moraux pour le domaine de la science biomédicale, ne doit pas être considérée comme une attaque négative contre la science moderne, mais plutôt comme une défense de la nature sacrée de la vie humaine, selon des représentants du Vatican.

Cette illustration montre un foetus humain dans l’utérus. La nouvelle Instruction de la Congrégation pour la doctrine de la foi juge moralement illicites les drogues et techniques qui empêchent l’implantation de l’embryon dans le mur utérin.
Illustration CNS/Emily Thompson
«Ce n’est d’aucune façon une tentative de freiner l’engagement de la science au service de la vie, a déclaré le Jésuite Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. «Au contraire, le document offre une série de balises afin que la science soit vraiment au service de la vie et non de la mort, ou d’arbitraires manipulations de la personne humaine».
Il ne s’agit non pas de «mettre le holà à la science», affirme le Jésuite, mais «au danger des manipulations».
En général, le document rejette toutes procédures qui séparent la procréation de l’acte conjugal au sein du mariage ou qui représentent des risques pour la vie humaine, dès le moment de la conception.
Selon le père Lombardi, le document résume les deux principes premiers que l’Église affirme de façon «courageuse et décidée»: «Le respect de l’être humain depuis sa conception et le respect de la transmission de la vie par l’union entre conjoints.»
En ce qui concerne la dignité de l’embryon, le Jésuite précise que «la continuité du développement de l’être humain dès sa conception ne laisse pas de place à l’incertitude dans la défense de l’embryon et de sa dignité».
Le porte-parole du Vatican ajoute encore que la position de l’Église exprimée dans cette Instruction en est une «en faveur d’êtres humains petits et faibles, qui n’ont pas de voix, et, qu’aujourd’hui —en vérité—, ne trouvent pas beaucoup de personnes pour parler en leur faveur».
De son côté, le professeur Réal Tremblay, professeur de Morale à l’Académie alphonsienne de Rome, fait remarquer que si l’Église dit souvent “non”, dans ce document, «on pourrait dire qu’elle dit en même temps massivement OUI à la vie, car ces “non” sont comme l’envers d’une étoffe précieuse ou comme les balises d’un parcours accidenté.
«Si ces “non” étaient dits seulement pour opprimer ou compliquer la vie des gens et non pour les encourager à protéger la vie et à la promouvoir, l’Église serait gravement infidèle au Christ (…).» Et le théologien de citer à l’appui de ses dires le no 37 de l’Instruction: «Derrière chaque “non” se reflète, dans l’effort de discerner entre le bien et le mal, un grand “OUI” à la reconnaissance de la dignité et de la valeur inaliénables de chaque être humain, particulier et unique, appelé à l’existence» (source CNS-Saint-Siège).
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