Mes premiers pas dans la foi…
Ce soir, j’ai prié pour la première fois. J’ai déjà prié souvent, mais jamais très sincèrement. Pour la première fois, j’ai parlé à Dieu, et je lui ai parlé de moi. Je lui ai expliqué ce que je suis, ce qu’il y a au fond de mon coeur.

Julian a accepté de rédiger régulièrement pour le magazine Le NIC, une chronique, type journal personnel, pour nous raconter sa marche vers le baptême
Photo Sophie Bouchard
J’ai montré à Dieu mon orgueil, ma vanité, mes péchés, ma dureté avec les autres et mon égoïsme. Alors, je lui ai demandé pardon, et j’ai imploré son amour. C’était comme un cri arraché à mon coeur, parce qu’au fond, je savais bien que je n’étais même pas digne de lui demander miséricorde.
Il y a un certain temps, je me suis rendu compte de la fragilité de ma foi. Je me suis beaucoup interrogé sur moi-même, et je me suis rendu compte que ma relation à Dieu n’était pas très saine. Je vivais une foi mêlée d’imagination, d’émotions troubles et de tension. La pensée 975 de Pascal résume bien mon état: «Les hommes prennent souvent leur imagination pour leur coeur; et ils croient être convertis dès qu’ils pensent à se convertir.»
Dans la semaine suivante, j’ai commencé à voir que j’avais de la difficulté à laisser Dieu faire les choses. Je suis impatient et très contrôlant, je veux que les choses se fassent vite et à ma façon.
Je pensais pouvoir atteindre Dieu, alors que c’est Dieu qui nous atteint, «Vers moi il s’est penché…», dit le psaume 39 (40).
Aujourd’hui, je cherche Dieu. C’est l’étape finale de ma remise en question, il fallait reprendre depuis le début.
Les choses étaient allées trop vite, ma foi n’était pas bâtie sur des fondations solides. C’est à mon tour d’allumer ma
lanterne et de demander «où est Dieu?»
Je veux apprendre à connaître Jésus, entrer lentement dans son chemin. Heureusement que l’Église est plus stable que moi et ma foi.
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