Près de 200 fidèles pressent l’archevêque de Moncton d’agir
Des représentants de l’association de fidèles, Catholiques unis au Saint-Père, ont remis le 16 décembre dernier, à l’archevêque de Moncton, une pétition signée par près de 200 personnes, le pressant d’agir pour assurer la fidélité indéfectible de l’Église de Moncton au Magistère de l’Église universelle.
Sous le thème « Pour que tous, d’un seul cœur, soient assidus à l’enseignement des Apôtres (Actes 2,42)», les pétitionnaires, en grande majorité du Grand Moncton, réclament l’abolition du comité diocésain de Femme en Église, en raison du rejet manifeste par les membres de ce comité de la doctrine de l’Église sur l’ordination au sacerdoce ministériel.
M. James Ouellet, président du Conseil de Moncton, rappelle que le Pape Jean-Paul II a déclaré infailliblement en 1994 dans sa Lettre apostolique Ordinatio Sacerdotalis que « l’Église n’avait en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes », que « cette décision définitive faisait dorénavant partie de la doctrine de l’Église » et que les fidèles « doivent croire de foi divine et catholique » cette doctrine. Tout fidèle qui rejette cette doctrine « s’oppose à la doctrine de l’Église catholique », selon le canon 750 § 2.
Les pétitionnaires affirment que la perpétuation du débat sur une question qui a été tranchée définitivement par le Magistère de l’Église et qui fait dorénavant partie du dépôt de la foi équivaut à entretenir la désobéissance au Magistère et à miner les lois de l’Église. « Souhaiter que l’Église vienne un jour à ordonner des femmes en disant que ce processus doive se faire en ligne avec le magistère de l’Église est un non-sens, précise M. Ouellet, puisqu’une doctrine proclamée infailliblement ne peut être modifiée. »
Les pétitionnaires demandent également à l’archevêque de s’assurer que les conférenciers invités par le diocèse n’utilisent pas la tribune qui leur est accordée pour promouvoir des doctrines qui s’opposent au Magistère de l’Église, comme ce fut le cas avec l’abbé Normand Provencher en mai dernier.
Ceux-ci demandent enfin que certains livres présentement vendus à la librairie diocésaine, dont les auteurs ont été formellement censurés par l’Église, soient retirés de la circulation. C’est le cas, entre autres, de Matthew Fox et de Diarmuid O’Murchu, deux partisans de la théologie de la Création, qui s’apparente au Nouvel Âge.
« Nous espérons que Mgr. Richard fera preuve de courage et agira promptement puisque de nombreux fidèles se font présentement induire en erreur par de fausses doctrines», conclut M. Ouellet.
Contact : James Ouellet (532-2082); james@ouellet.ws








