Côte-D'ivoire - « Notre présence sert à rasséréner la population »
Abidjan – « Dans la partie d’Abobo où nous nous trouvons, la situation est un peu plus calme même si la zone est contrôlée par les hommes de ce qu’il est convenu d’appeler « commando invisible » déclare à l’Agence Fides Sœur Rosaria de la Congrégation de la Sainte Famille de Spolète, parlant à partir d’Abobo, la municipalité d’Abidjan où ont débuté les combats entre les forces de sécurité demeurés fidèles au Président sortant Laurent Gbabo et les hommes du « commando invisible », un groupe proche du Président élu, Alassane Ouattara. « Dans d’autres zones d’Abobo, la situation est plus tendue – poursuit Sœur Rosaria -.
Par exemple à Williamsville, depuis hier, la population est bloquée chez elle et la circulation elle-même est bloquée ».
Les rebelles semblent avoir fait quelques progrès. La caserne de la gendarmerie d’Adjamé a été conquise par la guérilla. Les affrontements se déplacent en direction d’autres zones d’Abidjan comme la municipalité de Yopougon. « Notre situation est identique à celle du reste de la population – explique Sœur Rosaria -. Nous sommes proches des personnes, nous cherchons à leur redonner courage, le cas échéant avec un peu d’humour. Notre présence est déjà en soi une forme d’aide parce que notre sérénité même si elle n’est pas toujours facile à conserver, aide les personnes à supporter cette situation ».
Une autre congrégation religieuse, les Sœurs de la Providence, a été contrainte à abandonner sa maison d’Abobo à cause des attaques militaires et des affrontements violents en cours depuis quelques jours. Les religieuses ont perdu dans le saccage de leur mission deux véhicules et d’autres biens. (L.M.)
http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=29891&lan=fra











