Vivre bibliquement mène à des actions concrètes!
En entrevue avec Aide à l’Église en Détresse (AED), le père Thomas Manjaly, professeur de Bible au Collège théologique Oriens de Shillong, a indiqué à l’organisme que les Écritures sont centrales pour les catholiques qui vivent dans l’État indien du Meghalaya. « La Bible occupe une place très importante dans la vie de l’Église du nord de l’Inde », a-t-il dit. « L’une des principales raisons est la grande influence protestante dans la région. »
Plus de 70 pour cent des habitants du Meghalaya sont chrétiens et, selon le père Manjaly, plus de 60 pour cent des chrétiens du Nord-Est de l’Inde sont de tradition protestante. « Ils ont développé la culture de la Bible, laquelle est parvenue dans les communautés catholiques, ce qui est une chose très positive », estime-t-il.
![Le père Manjaly : « [Les protestants] ont développé la culture de la Bible, laquelle est parvenue dans les communautés catholiques, ce qui est une chose très positive ». : Photo AED](http://www.enlignetoi.com/upload/images/inde_2.jpg)
Le père Manjaly : « [Les protestants] ont développé la culture de la Bible, laquelle est parvenue dans les communautés catholiques, ce qui est une chose très positive ».
Photo AED
La Bible, instrument du quotidien
L’étude de la Bible est centrale pour un mouvement de petites communautés chrétiennes qui ont été développées dans les paroisses catholiques au cours des 15 dernières années. « Pour une large part, [ces groupes] ont aidé à rendre les gens plus engagés envers la Parole de Dieu », indique le père Manjaly. « Ils écoutent la Bible en petits groupes, entendent son explication, et ensuite ils prient la Parole ». Le prêtre explique comment ces groupes aident les fidèles à appliquer la Bible dans leurs vies et à mettre en pratique ce qu’ils y ont étudié. « En tant que groupe, ils vont faire quelque chose qui n’est pas seulement à un niveau intellectuel ou à un niveau émotionnel, mais aussi à un niveau pratique. »
Le père Manjaly donne des exemples: « Ce pourrait être d’améliorer mes relations avec les autres, de pardonner à quelqu’un qui m’a blessé, ou d’aider quelqu’un dans la communauté. Cela dépend du texte particulier qui est choisi pour la réflexion. »
Le prêtre explique que certaines familles honorent la Parole en la plaçant dans un endroit spécial de leur maison, où elle devient le centre d’un quasi-sanctuaire. D’ailleurs, la Bible prend cette place à l’occasion d’une cérémonie, presqu’un couronnement, présidée par un responsable catholique local, un catéchiste, un religieux ou une religieuse, qui visite la famille. La cérémonie prend la forme d’une courte prière préparée par l’Église dans la langue locale.
Membre de la Commission pontificale biblique du Vatican, le père Manjaly explique à quel point il est commun pour la famille de lire la Bible ensemble. « Quelques personnes dans la maison ne sont peut-être pas capables de lire, alors quelqu’un va faire la lecture à toute la famille. » La Bible est également en train de façonner le culte moderne dans la région. « Jusqu’au dernier quart du siècle dernier, nous avons utilisé les hymnes dans la langue locale – le Kashi – qui ont été traduites à partir de celles qui ont été apportées par les missionnaires allemands et italiens.
Le père Manjaly.
« Il y a eu une tentative de composer des hymnes en Kashi, utilisant la musique Kashi, et dont les textes sont tirés de l’Écriture – afin que ce ne soit pas de la musique italienne ou allemande ou encore espagnole, mais notre musique. »
Le père Manjaly a indiqué à l’AED que les nouvelles hymnes sont basées sur l’Évangile – les paraboles, les histoires de l’Évangile, la vie de Jésus – ou encore basées sur les Épîtres de Saint-Paul et les Psaumes.
L’AED soutien ses efforts
Les programmes diocésains de sensibilisation à la bible ont reçu le soutien de l’Aide à l’Église en Détresse. « L’AED a été d’un grand support pour notre ministère pastoral biblique. Nous sommes très reconnaissants pour ce type d’aide, lequel permet à la Parole de Dieu d’être mieux connue et mieux comprise », souligne le père Manjaly, avant d’ajouter : « Dieu vous bénisse! ».
Par John Newton, AED Royaume-Uni
Adaptation : Mario Bard, AED Canada







