Solidarité à Haïti
Depuis notre arrivée, pas une journée ne s’est écoulée sans recevoir de nos familles, de nos amis, de nos collègues des messages d’encouragement : « Merci pour ce que vous faites; on pense à vous; bon courage. » Si on est là, c’est justement parce qu’il y a dernière nous une organisation constituée de gens qui ont à cœur la solidarité et l’entraide; des gens qui ne peuvent rester insensibles devant le drame qui se déroule si loin d’eux mais qui les touche de si près. Cette grande humanité est la raison d’être de Développement et Paix et c’est à travers son réseau tant au Canada qu’à travers le monde que nous tentons de faire une différence.
À la Caritas Haïti, chacun a vécu son drame à un degré différent mais tous sont éprouvés. Malgré tout, à tous les jours depuis trois semaines, dans le bruit, la poussière et la cohue, ils sont là, fidèles au poste, souriants, de bonne humeur et prêts à faire ce qu’il faut. Ils travaillent avec nous pour trouver des solutions. « Comment ferons-nous pour venir en aide à nos sœurs et frères? » Chaque journée apporte son lot de défis auxquels on doit s’adapter, se réorienter, trouver encore une autre solution. La tâche est colossale et pourtant ici on pense déjà à l’Haïti de demain. Que faire avec les centaines de milliers de déplacés partout au pays? Comment s’assurer que ceux-ci pourront avoir les moyens de recommencer leur vie, d’avoir accès à la terre, de relancer les activités économiques? Comment reconstruire Port-au-Prince si durement touché?
C’est avec un sentiment mitigé qu’on se prépare à quitter. Bien sûr il y a la fatigue et l’envie de retrouver nos proches, mais on a l’impression qu’on quitte alors que le travail est à peine entamé.
André Charlebois et Danielle Leblanc
Développement et Paix
3 février 2010







