Bosnie : Les obstacles aux progrès exclusivement d'ordre politique
Après 14 années d'accompagnement par la communauté internationale, la Bosnie-Herzégovine a réalisé de grands progrès, mais les défis qui restent à relever sont de nature politique et non pas structurelle ou administrative, a affirmé lundi devant le Conseil de sécurité, le Haut-Représentant pour la Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko.
M. Inzko, qui présentait son dernier rapport au Conseil, a reconnu que le tableau qu'il dressait de la situation dans le pays était « un peu maussade ».
Affirmant que tous les échecs enregistrés par la Bosnie-Herzégovine étaient la « conséquence de divergences et d'obstructionnisme politiques », il a attribué le blocage politique actuel à « une double confusion » : une confusion de la part de la Republika Srpska sur le rôle de cette entité et de l'État, et une confusion de la part des deux entités sur l'organisation de l'État.
Il s'est en même temps dit certain que la Bosnie-Herzégovine pourrait surmonter cet obstructionnisme pour deux raisons : sa capacité à développer ses propres moyens de consensus et le fait que la communauté internationale a tellement investi pour intégrer le pays aux structures euro-atlantiques qu'elle ne peut se permettre de l'abandonner aujourd'hui.
Le Président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Nikola Spiric, a pour sa part fortement critiqué le rapport qui, selon lui, « ne laisse guère de place à l'optimisme ». Selon lui, l'élection de son pays pour siéger au sein du Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans au cours de la période 2010-2011 montre bien qu'il a réalisé des progrès tangibles et visibles.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20659&Cr=Bosnie&Cr1=








