Myanmar : Ban déplore la condamnation d'Aung San Suu Kyi
11 août 2009 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, déplore la condamnation de la chef de l'opposition et Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi par un tribunal au Myanmar et appelle à sa libération immédiate, a déclaré mardi sa porte-parole, Michèle Montas.
« Le Secrétaire général est profondément déçu par le verdict concernant Daw Aung San Suu Kyi. Le Secrétaire général déplore cette décision », a souligné Mme Montas dans une déclaration.
De son côté, le Conseil de sécurité a eu des consultations sur le Myanmar mardi après-midi.
Selon la presse, Daw Aung San Suu Kyi, 64 ans, a été condamnée mardi à trois ans de travaux forcés pour avoir violé les termes de son assignation à résignation, une condamnation qui a été rapidement commuée en une nouvelle assignation à résidence d'une durée de 18 mois.
Aung San Suu Kyi vient de passer cinq ans assignée à résidence. Alors que sa libération présumée était proche, un nouveau procès avait été ouvert en mai à son encontre concernant un incident au cours duquel un étranger avait réussi à pénétrer dans la maison où elle a été détenue au cours des 14 des 20 dernières années.
Ban Ki-moon « appelle le gouvernement à libérer immédiatement et sans condition Daw Aung San Suu Kyi et à engager sans délai des discussions avec elle comme partenaire essentiel dans le processus de dialogue national et de réconciliation », a ajouté sa porte-parole. « Si elle et tous les autres prisonniers politiques au Myanmar ne sont pas libérés et autorisés à participer à des élections libres et justes, la crédibilité du processus politique continuera à susciter le doute ».
De leur côté, quatre experts indépendants auprès des Nations Unies ont dénoncé un "procès sans fondement" destiné "à exclure Aung San Suu Kyi des élections de 2010".
"Le tribunal n'était pas indépendant, les garanties judiciaires ignorées et les accusations sans substance", ont ajouté ces quatre experts dans un communiqué commun. "Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu", ont-ils ajouté.
Ces quatre experts sont le rapporteur spécial sur la promotion de liberté d'opinion et d'expression, Frank La Rue, la rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l'homme, Margaret Sekaggya, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Myanmar, Tomas Ojea Quintana et le vice-président/rapporteur du groupe de travail sur la détention arbitraire, El Hadji Malick Sow.
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=19820&Cr=myanmar&Cr1=ban












