Un enfant par-delà la mort
Le cas de Fabienne Justel relance le débat sur l'insémination post-mortem. La révision des lois de bioéthique, prévue en 2010, pourrait faire évoluer la législation.
Les états généraux de la bioéthique ont clos leurs travaux début juillet sur une polémique récurrente : faut-il légaliser la gestation pour autrui, autrement dit les mères porteuses ? Quinze jours plus tard, s'est ouvert un autre de ces débats de société entre science et conscience. Fabienne Justel, une veuve de 39 ans demeurant en Bretagne, veut se faire inséminer par du sperme congelé de son mari décédé l'an passé d'un cancer. Et comme le Cecos (Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme) de Rennes refuse de lui restituer les « paillettes », elle a décidé de saisir la justice (et les médias), avec le soutien de son avocat, Gilbert Collard. L'audience programmée le 13 août au tribunal de grande instance de Rennes a finalement été renvoyée à l'automne.

Gilbert Collard, au côté de sa cliente Fabienne Justel, souhaite changer la loi sur l'insémination post-mortem.
Photo AFP via Sud-ouest.com
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Gilbert Collard, au côté de sa cliente Fabienne Justel, souhaite changer la loi sur l'insémination post-mortem. (photo AFP)







