Quand le coeur chauffe
Je contacte des responsables de la Famille Marie-Jeunesse pour obtenir leur chronique Le sel de la terre pour le dernier numéro du Nic avant les vacances. J’apprends alors avec tristesse qu’ils ne pourront la produire parce qu’ils sont en plein Concile des jeunes: une rencontre annuelle où les membres de Marie-Jeunesse reçoivent d’autres jeunes (300 cette année) afin de les “contaminer” par leur amour de Dieu.
En fait, c’est ma faute si je ne pouvais compter dans la présente édition sur la chronique de Marie-Jeunesse. J’avais omis de les avertir que nous produisions un numéro de plus avant les vacances, pour permettre à notre responsable de l’administration de partir en mission en Uruguay auprès de la Famille Myriam Beth’léem.
Cependant, je venais de terminer la lecture de la revue trimestrielle de Marie-Jeunesse, Le veilleur. J’avais le bout des doigts incandescents. Du feu! Du feu, vous-dis-je. Ce que j’y ai lu me rappelle la parole du Seigneur, «Je suis venu allumer le feu sur la terre…». Chaque témoignage, chaque parole, tout ce que j’avais parcouru dans Le veilleur, était brûlant… de zèle, d’ardeur, d’amour pour Dieu!
«On ne peut sortir ce numéro du NIC sans la chronique du Sel de la terre», me suis-je donné comme ordre, après avoir éprouvé la chaleur de ce feu. Qu’à cela ne tienne! Je vais l’écrire leur chronique. Et qui plus est, ce sera la Famille Marie-Jeunesse mon sujet! Ceux qui normalement écrivent cette chronique du Sel de la terre.
Sûrement, chers lecteurs et lectrices du Nic, à la vue de vos églises presque vides, à l’audition des multiples nouvelles médiatiques négatives sur le catholicisme, il vous est arrivé de penser que l’Église était mourante… au Québec et ailleurs, et peut-être même de vous demander si elle allait se relever de ses cendres. N’est-ce pas vrai?
Eh bien! Détrompez-vous! Non seulement elle n’est pas mourante, mais elle retrouve une vie, une âme plus vigoureuse que jamais! Comme un feu qui a fini de consumer un endroit et qui repart de plus bel attiré par un nouveau combustible —les jeunes—, et attisé par un vent sans pareil —celui de l’Esprit, un Esprit de feu, le feu d’une Pentecôte inédite! Et l’une de ces plus belles étincelles, c’est Marie-Jeunesse.
D’abord les présentations, si besoin est! C’est quoi, c’est qui, Marie-Jeunesse? Ils se définissent eux-mêmes comme suit: «Une famille spirituelle de jeunes et une communauté nouvelle dans l’Église catholique. Rassemblés autour d’une spiritualité mariale et eucharistique, des jeunes, des consacrés, des prêtres et des familles choisissent l’Évangile comme idéal de sainteté. Ensemble, à l’intérieur d’une vie communautaire, ils cherchent à donner à leur quotidien, vécu à la manière de Marie, une saveur d’éternité.»
Oui! Oui! Vous avez bien lu: Ils cherchent à donner à leur quotidien «une saveur d’éternité». N’est-ce pas l’opposé total du consumérisme factice et éphémère dans lequel baigne toute notre société et qui nous est “gueulé” (et le mot est faible) quotidiennement par tous les médias?
Ils ont une école d’évangélisation: «Suite à un appel de Dieu, des jeunes choisissent de vivre une année de ressourcement, de formation et de discernement à travers la vie de prière, communautaire et missionnaire dans la Famille Marie-Jeunesse ».
Ils énoncent ainsi leur mission dans l’Église: «Dans son élan missionnaire, la “Famille Marie-Jeunesse” oeuvre principalement à l’accueil et à l’évangélisation des jeunes par les jeunes et cherche à répondre aux besoins de l’Église. Les auberges Marie-Jeunesse1 sont des lieux d’accueil pour les jeunes qui veulent partager leur foi avec d’autres jeunes à travers les temps communautaires, la musique, le théâtre, le sport…».
Ces jeunes mènent aussi de front, tenez-vous bien!, une vie contemplative! «En coeur à coeur avec Dieu, tout le quotidien est assaisonné de la douceur de la prière. Chaque moment est l’occasion de rencontrer Dieu et de contempler sa Beauté et sa Joie!» Cet état d’esprit intérieur que ces jeunes développent est basé sur le no 49 de leur Livre de vie: «Comme un trésor trop précieux pour le laisser sans surveillance, porte en toi le diamant de la prière en chacun de tes pas.»
De plus, les histoires, les anecdotes, les témoignages et les partages qu’on peut lire dans Le veilleur (numéro de juin 2009), sont signés par des jeunes de 15 ans à 30 ans environ. Je vous en donne un bref aperçu en vous présentant quelques extraits de témoignage que j’ai glanés ici et là dans le dernier numéro du Veilleur.
«Qui n’a jamais désiré s’évader de sa vie de tous les jours parfois bien difficile? (…) Il y a tant d’occasions de fuir la réalité: les films, les jeux informatiques, la fête, etc. Pourtant, je réalise que mon bonheur s’accomplit lorsque je me colle à la réalité et que j’y cherche Dieu. Là où je suis et dans ce que je vis, qu’est-ce que Dieu est en train d’écrire pour moi? Que veut-Il pour moi? Qu’attend-Il de moi?»
—ISABELLE LEBLANC 27 ANS, EN MISSION EN BELGIQUE
«Après ma confirmation, j’ai perdu le goût de vivre en compagnie de Jésus et de Marie. Mon coeur était tellement rempli de haine et de tristesse que je m’en prenais à Dieu en me disant souvent: “Si c’est le Seigneur qui a créé la vie et qui m’a créée, il est donc responsable de tout ce qui m’arrive.” Cependant, depuis la merveilleuse rencontre que j’ai vécue avec la “Famille Marie-Jeunesse”, j’ai retrouvé goût à la vie. Je sais maintenant que le Seigneur est toujours là pour moi, n’importe quand et n’importe où.»
—TAHIAHITUTAIPI TARAUFAU, 15 ANS, TAHITI
«Parlez-moi de Lui, de Celui que mon coeur aime. Parlez-moi de Sa vie, cette vie qu’Il a fait mienne. Parlez-moi de cet Amour dont Il veut me combler chaque jour. Parlez-moi de toutes ces peines que j’ai portées.. qu’Il a faites siennes. (…) Racontez-moi l’histoire de cette croix dressée au Golgotha. L’histoire de l’homme qui a étendu ses bras simplement par Amour pour moi.»
—LUCETTE CORBIÈRE, 23 ANS, ÎLE DE LA RÉUNION.
«Dire oui à l’appel du Seigneur à lui donner toute ma vie pour une année a été une décision difficile, mais je suis heureuse d’avoir osé faire le pas. La peur qui m’habitait de perdre ma liberté en m’engageant était une de mes grandes préoccupations. Pourtant, en prenant la main de Marie et en me laissant guider à travers les petits OUI au quotidien et les dépassements, je vois le Seigneur agir dans ma vie et la transformer. À travers cela, je goûte de plus en plus à ma liberté d’enfant de Dieu. Une liberté qui fait vivre, mais surtout qui me redonne la vie! (…) Vraiment, choisir de suivre Jésus rend libre!»
—MARIE-CLAUDE ROY, 30 ANS, BEAUCE.
«Mon plus grand bonheur, c’est de croire en Dieu et de devenir peu à peu celui qu’Il veut que je sois. J’apprends à être Son enfant. Touché par l’amour de Dieu, je désire continuer à donner ma vie pour Lui et aimer jusqu’au bout. En d’autres mots, faire tout mon possible pour rendre les autres heureux en répondant à l’appel du Christ.»
—RÉMI RIVARD, 27 ANS SHERBROOKE
Dites, chers lecteurs, lectrices, votre coeur ne brûle-t-il pas, en lisant ces témoignages? Et si c’était une réactualisation d’Emmaüs? Oui, cette chronique signée habituellement par les jeunes de Marie-Jeunesse porte bien son nom, Le sel de la terre. Pour moi, les auberges de Marie-Jeunesse sont comme d’immenses marais salants d’où l’on extrait des milliers de grains de sel, pour ensuite les lancer sur les habitants de la planète en leur criant à tue-tête «relevez la tête, Christ est venu, suivez-Le et vous serez libres!».
Confiance, donc! Oui, l’Église revit! On voit déjà poindre sa nouvelle aurore! Vive le printemps de l’Église! Vivent les paludiers (cueilleurs de sel) de Marie-Jeunesse!
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Note:
1-Il y a des auberges Marie-Jeunesse aux endroits suivants:
Sherbrooke: 319, rue Queen, Sherbrooke – Québec J1M 1K8 CANADA, Tél: (819) 820-1500 - Fax: (819) 820-1737 Courriel: famille@marie-jeunesse.org.
Québec: 65, rue St-Luc, C.P. 1011 Succursale Haute-Ville, Québec – Québec G1R 4T4 CANADA - Tél: (418) 648-2878 - Fax: (418) 524-1337 Courriel: fmj-quebec@marie-jeunesse.org.
France: 59, rue Roland Garros, 97430 - Le Tampon - Île de la Réunion (FRANCE) - Tél: 0262-27-12-01 - Fax: 0262-59-94-05 Courriel: fmj-reunion@marie-jeunesse.org.
Belgique: Rue des Capucins, 19 5590 – Ciney - BELGIQUE Tél: 083/66.84.94 - Courriel: fmj-belgique@marie-jeunesse.org.
Tahiti: BP 2291 / 98703 - Punaauia – Tahiti - POLYNÉSIE FRANÇAISE Tél: (+689) 53-15-12 - Courriel: fmj-tahiti@marie-jeunesse.org.
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