Transport: Amener Dieu aux hommes
C’était au début de la guerre d’Irak, en mars 2003. Jean-Paul II souffrait, priait, puis dit à son fidèle secrétaire particulier, Mgr Dziwisz, (nommé Cardinal en 2006) : « Le monde peut changer ».
Comme l’a dit ensuite le Cardinal, dans ces jours sombres, cette espérance était la chose la plus précieuse que le Pape pouvait dire au monde.
Le monde peut changer – même aujourd’hui en temps de crise. En Europe, cela concerne surtout les pays pauvres de l’Est. Là-bas, rencontrer le Seigneur dans l’Eucharistie est d’une importance vitale pour nourrir l’espoir. Surtout quand il n’y a pas d’église aux environs et que les prêtres doivent voyager de longue distance pour amener Dieu aux hommes. Le monde peut changer, avec une voiture pour l’évêché de Pilzĕn (République Tchèque), ce qui permettra au père Ireneusz, curé, de rendre visite à ses deux paroisses et à leurs chapelles. Celles-ci sont dispersées dans un rayon de 20 km et plus, par rapport à son domicile. Il fait plus de 2 400 km par mois. Alors sans voiture, il ne peut y avoir d’Eucharistie.
C’est la même situation qui prévaut pour le père Roman en Ukraine. Chez lui, les paroisses sont plus petites et très éloignées les unes des autres : de 48 à 90km les unes des autres ! Sans notre soutien, les personnes âgées et les enfants de là-bas se retrouveraient seuls. Les distances sont telles pour rejoindre les fidèles, que le père Roman ne peut certainement pas les faire seulement en auto-stop, ou comme on dit en bon québécois, en « faisant du pouce » !

Brésil : ils ont attendu le prêtre « à bateau » avec beaucoup d’impatience.
Photo AED
C’est le sort qu’aurait le père Attila du diocèse de Timişoara (Roumanie) si nous ne l’aidions pas. Il doit couvrir une région d’environ 25 km rassemblant 1 400 catholiques, et sa vieille voiture, qui lui vient de son ancienne paroisse, n’est plus utilisable. Elle est plus souvent arrêtée que sur les routes !
Les séminaristes de Bougainville en Papouasie Nouvelle-Guinée, doivent surmonter des obstacles totalement différents. Pendant la guerre civile qu’on appelle ici « la crise », ils ont dû chercher de nouveaux bâtiments. Par contre, on ne peut les atteindre que par bateau à cause des routes qui ont été détruites et du changement du cours d’un fleuve. C’est là qu’ils vivent, étudient et désirent changer le monde. Ils attendent notre soutien pour s’acheter un bateau hors-bord.










