Elles portent la vérité de la résurrection
Elle repose en paix, dans la paix de Dieu. Sœur Albertine a répandu cette paix pendant toute sa vie, surtout parmi les jeunes novices et dans la zone de guerre de l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).
La Supérieure des Filles de la Résurrection est décédée fin septembre 2008. De son vivant, elle luttait contre la souffrance et la maladie, non seulement chez les autres, mais aussi en elle-même. « Nous ne l’avons jamais entendue se plaindre », dit Mère Petronelle Nkaya, qui lui succède. Sœur Albertine faisait partie des religieuses de la première heure. En novembre 1966, le Père Jan Engelen, Mère Hadewych et le Père Werenfried fondent à Bukavu en RDC (République Démocratique du Congo), la Congrégation des Filles de la Résurrection. De jeunes filles et des jeunes femmes africaines qui prient et travaillent parmi leurs compatriotes.

« Papa fondateur » auprès de ses filles : la joie de la résurrection, forte, visible et contagieuse !
Photo AED
Des années plus tard, le Père Werenfried écrit à leurs propos qu’elles portent la vérité de la résurrection «comme une femme porte une vie nouvelle, pour la transmettre au peuple dont elle est issue». Dix mois plus tard, en septembre 1967, la jeune Albertine M’Bashige frappe à la porte. Elle a 24 ans, devient novice et va faire ses premiers vœux trois ans plus tard. « Elle avait le charisme de l’éducation des jeunes » écrit Mère Petronelle, et en effet elle n’abandonnait pas la jeunesse : formation des novices, fondation de nouveaux noviciats. On l’appelait gentiment « Mama Muhya ».
Comme les autres, elle appelait le Père Werenfried « Papa fondateur ». Il lui a appris à s’attaquer aux problèmes, à servir avec dévouement et à préserver la joie intérieure des enfants de Dieu, même dans la plus grande détresse. Sous sa direction, la congrégation est allée au Rwanda, au Cameroun et jusqu’au Brésil, et compte maintenant plus de 200 religieuses. De plus, la congrégation est toujours restée dans cette zone de guerre, l’est de la RDC, aujourd’hui à nouveau durement éprouvée. Elles ont voulu rester et agir à Busasamana, le lieu où six d’entre elles périrent en martyres.
Buanderie, poulailler, une petite grange et des lignes électriques pour le courant – vous les avez aidées. Elles ont toujours des besoins pour la formation. Par contre, pour les « filles », c’est plus que de l’aide matérielle. Le Père Werenfried disait ainsi : « L’institut des Filles de la Résurrection est porté par l’amour d’innombrables fidèles bienfaiteurs. Elles puisent en Dieu la force de tout recommencer sans cesse ».
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