Au-dessus de la mêlée ou au milieu
La Parole de Dieu
« Le Christ a dû devenir en tout semblable à ses frères pour devenir dans leurs rapports avec Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle pour couvrir les péchés du peuple. Car du fait qu'il a lui-même souffert par l'épreuve, il est capable de venir en aide à ceux qui sont éprouvés. »
Lettre aux Hébreux, chapitre 2, versets 17-18.
La méditation
Le prophète de l'Ancien Testament n'est pas seulement celui qui élève la voix pour dénoncer l'injustice et l'idolâtrie du peuple et de ses chefs. Non seulement il ne se met pas « au-dessus de la mêlée », mais surtout il reste solidaire de ceux dont il dénonce le péché, comme Moïse : « Hélas, ce peuple a commis un grand péché. Ils se sont fabriqué un dieu en or. Pourtant, s'il te plaisait de pardonner leur péché. Sinon, efface-moi, de grâce, du livre que tu as écrit. » (livre de l'Exode 32,32).
Le chrétien, pas plus que le prêtre, n'est pas un « séparé » et surtout pas un homme « supérieur ». Comme le Christ, « Dieu-avec-nous », il est « avec » et n'a donc pas à se pencher sur un « pauvre monde » qui n'attendrait que sa compassion.
Aujourd'hui, nous avons aussi à nous méfier de la manie moderne qui donne aux « victimes » le rôle le plus enviable. Le disciple de Jésus n'est ni un bienfaiteur, ni une victime : il est le témoin du Christ qui est « passé en faisant le bien » ; il prie et il partage « dans le secret » et il trouve son bonheur dans le souci de plaire à Dieu : « Ton Père qui te voit dans le secret te le rendra ».
Ne nous lassons pas de faire le bien.
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